blogue du balado conscient, septembre 2021

This post is also available in: Anglais

La saison 3 du balado conscient commence le 1 octobre 2021.

Il m’a fallu un certain temps pour décider de ce que j’allais faire dans la saison 3, étant donné que beaucoup de terrain a été couvert dans les 41 conversations (31 en anglais et 10 en français) de la saison 2 et que je voulais respirer un peu entre les saisons. 

Maintenant que la saison 2 est terminée, j’ai réfléchi à la manière dont je peux être le plus utile à la crise écologique. Est-ce en partageant davantage de connaissances sur l’art et le climat par le biais de podcasts comme celui-ci ? Est-ce en m’engageant davantage dans l’art militant et protestataire ? En développant des politiques plus écologiques pour le secteur artistique ? Toutes ces mesures seront probablement utiles, mais je pense que la chose la plus utile à faire pour moi est d’écouter radicalement. Laissez-moi vous expliquer ce que je veux dire. 

  • Écouter radicalement, c’est écouter profondément sans porter de jugement. 
  • Écouter radicalement, c’est connaître la vérité et filtrer le bruit. 
  • Écouter radicalement, c’est ouvrir son attention à la réalité et répondre à ce qui doit être fait.

J’ai décidé d’essayer un nouveau format pour la saison 3 qui est similaire au premier format de podcast que j’ai fait en 2016 avec le projet paysagesonoresimples, qui était de  » dire ce que je pense  » et de  » penser à voix haute « . La saison 3 sera une série de monologues non scénarisés et non édités (sauf pour l’insertion occasionnelle de citations et de compositions de paysages sonores et quelques courtes conversations). J’ai de l’énergie pour ce format ces jours-ci. Nous verrons comment cela se passe. 

Mon objectif avec ces monologues est d’utiliser ma propre conscience comme format pour explorer la relation entre l’art et la crise écologique. En d’autres termes, tout ce qui me traverse l’esprit et qui mérite d’être partagé devient un épisode basé sur ce que je lis, écoute, parle, etc. Ce travail sera guidé par mon intuition (par opposition à mon intellect) et avec une certaine légèreté (c’est-à-dire qu’il sera plus amusant à écouter).  Nous verrons, et nous entendrons, où cela va et pour combien de temps. 

J’ai décidé de commencer la saison 3 par un épisode de « composition d’un paysage sonore », comme je l’ai fait dans la saison 1 avec é02 éveil et dans la saison 2 avec é20 réalité. La composition de la saison 3 est en deux parties : e63 une étude de cas (partie 1) et e64 une étude de cas (partie 2). Il s’agit d’une pièce radiophonique de fiction spéculative bilingue. Le cadre est un cours de séminaire universitaire de premier cycle en histoire intitulé « Histoire de 2021 au Canada ». Je tiens à remercier mon fils Riel pour l’idée. L’histoire se déroule dans un futur lointain, où un professeur présente une « étude de cas » basée sur la deuxième saison du podcast Conscient dans le cadre d’un cours sur l’art en 2021.

Je veux partager une citation qui m’a profondément touchée. Elle provient de l’universitaire et chercheur australien Dr Tyson Yunkaporta, dans l’épisode 321 du podcast Green Dreamer: 

Les personnes les plus endommagées de la planète vont devoir mettre de côté leurs reconnaissances de dette, mettre de côté toute forme de justice, ou d’espoir de justice ou de karma, ou quoi que ce soit d’autre, et porter la charge pendant encore mille ans pour que tout reste en vie. Et il sera difficile de pardonner et de remettre toute cette richesse de connaissances, de relations et tout le reste aux personnes qui détiennent toujours le capital du dernier grand hold-up et qui ne vont pas le donner ou le partager de toute façon. La seule façon de sauver la planète entière est de ramener tout le monde sous la loi du pays, et d’être très généreux avec nos systèmes sociaux, de les ouvrir et de faire revenir tout le monde. Et cela va être très difficile, parce qu’en même temps, les gens vont essayer d’en tirer profit…

Je conclus ce blog par une citation que j’ai utilisée à la fin de l’épisode  é02 éveil de ce balado, de l’écrivain autochtone Richard Wagamese, tirée de son roman For Joshua:

Nous ne rallumons peut-être pas les feux qui brûlaient dans nos villages, mais nous portons les braises de ces feux dans nos cœurs et apprenons à allumer de nouveaux feux dans un monde nouveau. Nous pouvons recréer l’esprit de communauté que nous avions, de parenté, de relation avec toutes choses, d’union avec la terre, d’harmonie avec l’univers, d’équilibre dans la vie, d’humilité, d’honnêteté, de vérité et de sagesse dans tous nos rapports avec les autres.

J’adore ces deux citations. Elles m’apporte de la paix et l’espoir. 

Prenez soin de vous

Claude

One comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *